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mardi 26 mars 2024

Sur la route d'Austerlitz 6e partie

Après notre voyage en Autriche, nous sommes donc arrivés la veille dans cette belle ville de Brno, capitale de la Moravie où nous nous étions garés sur le parking d'un ancien terrain de football.  

Le terrain de football, à l'abandon était celui de l'équipe de la ville

Finalement la nuit a été assez tranquille sur ce parking, la police fait des rondes régulières. La veille au soir, nous avions diné dans un restaurant de la rue Provaznikova qui propose des plats typiques mais malheureusement revisités. Ce matin, nous allons visité Brno à pieds, il y a beaucoup de choses à voir.

Nous visitons le Brno de Napoléon

Depuis le stade, nous traversons le Park Luzanky et suivons l'avenue Kpt Jarose, nous ne sommes plus qu'à quelques centaines de mètres du centre-ville. Nous en profitons pour prendre en photo le mémorial dédié à l'Armée Rouge. La statue est encore debout, ce qui est étonnant lorsque l'on connait la russophobie latente du gouvernement tchèque, je suis contre le déboulonnage des statues.

Une statue en bronze d'un soldat de l'Armée rouge, un vestige historique qu'il faut sauvegarder

Rapidement, nous entrons dans le vif du sujet avec l'église Saint Thomas qui longe la Moravske Namesti. Napoléon assista à l'office le 24 novembre 1805.

A côté de l'église toujours sur la Moravske Namesti, le palais des gouverneurs. C'est dans ce bâtiment que Napoléon installe son Quartier Général jusqu'au 28 novembre 1805. Il y retournera le 16 et 18 septembre 1809.  

Sur la Moravske Namesti, le palais des gouverneurs qui était le quartier général de Napoléon en 1805

Moravske Namesti, le palais des gouverneurs. Une plaque est apposée sur la façade attestant la présence de Napoléon en 1805 et en 1809.

Maintenant nous continuons sur la Rasinova et nous nous arrêtons devant l'église Saint Jacques (Kostel sv Jakuba). C'est dans cette église que s'est déroulée la messe funéraire du général Valhubert tué pendant la bataille d'Austerlitz. Napoléon avait assisté à la messe. Valhubert n'est pas le seul Français a être célébré dans cette église puisqu'il y a eu aussi le capitaine des chasseurs à cheval Antoine Tervai et le colonel du 11e régiment de dragons, Ferdinand Bourdon.

Nous traversons la nam Svobody et nous nous rendons sur la place Zelny et plus précisément au palais Dietrichstein. Aujourd'hui Moravské zemske Muzeum, le général russe Koutouzov y a passé la nuit avec son état-major. Une plaque commémorative est apposée sur la façade, rappelant le passage du général Russe. Après le départ précipité des Russes, le maréchal Lannes occupe le palais à son tour. 

 

Avant de prendre la direction de la cathédrale, je décide de m'arrêter chez un antiquaire que je connaissais d'avance pour y avoir acheter il y a 20 ans un petit Napoléon de plomb. Par chance, il avait le maréchal Ney, qui sera posé sur la terre d'Oberelchingen à mon retour en France.       


Maintenant nous montons vers la cathédrale Saint-Pierre et Saint Paul située sur la colline Petrov. Après la bataille d'Austerlitz, un chant solennel a célébré la paix le 5 janvier 1806.

Il est déjà midi, nous décidons de trouver un restaurant sympa qui sert des plats traditionnels arrosés d'une bonne bière maison. Le restaurant Doubravnicka situé Horakové 1920 est le lieu idéal. Assis en terrasse, l'accueil est sympathique, l'assiette est bonne, le prix modique et vous avez même la traditionnel soupe du midi et l'excellente bière est vraiment artisanale puisque faite par eux.

Le ventre plein, nous allons maintenant au parc Tyrsuv sad.  Le parc créé en 1907, est un ancien cimetière municipal qui fut créé en 1785 à l'extérieur de la ville. Après la messe funéraire du général Valhubert en l'église Saint Jacques, le corps de l'officier supérieur est déposé au plus grand cimetière de Moravie, l'actuel parc. Un plaque en marbre noir surplombe sa tombe, si elle a survécu à la fermeture du cimetière en 1883, elle disparait durant la seconde guerre mondiale. Une nouvelle pierre est érigée le 15 août 1969 à l'emplacement de la tombe. Les restes de Valhubert furent exhumés à la fermeture du cimetière, si les hommes célèbres ont été transférés au nouveau cimetière, on ne sait rien de la dépouille de Valhubert.

Tombe du général Valhubert au parc Tyrsuv sad à Brno

Nous partons maintenant vers la colline du Spielberg où nous allons visiter la forteresse (Hrad Spilberk). Sachant les troupes françaises en approche de Brünn, le château avait été abandonné par les Autrichiens qui y laissèrent 60 canons, 6 000 fusils et de nombreuses vivres. C'est dans cette forteresse que le général Mack, défait à Ulm, y fut emprisonné.


 


 


 

Après le diner dans un restaurant bondé, nous allons nous coucher puisque le lendemain la journée sera particulièrement chargée puisque nous visiterons le champ de bataille d'Austerlitz.  

mardi 12 décembre 2023

Sur la route d'Austerlitz 4e partie

Lors de l'article précédent, "sur la route d'Austerlitz 3e partie" nous avons vu le champ de bataille d'Elchingen et la victoire du maréchal Ney sur les Autrichiens
Après une nuit bien tranquille sur le Parkplatz Napoleonhöhe d'Oberelchingen, dès 8h du matin nous décidons de reprendre notre route en direction de l'est. 
 
La nuit a été calme à Oberelchingen
 
Dans la matinée nous nous arrêtons dans la banlieue de Munich pour visiter un musée de l'aviation
 

Le château de Schleissheim

 
Napoléon a séjourné au château de Schleissheim. Des fêtes y étaient données pour célébrer l'accession de la Bavière au rang de royaume ainsi que lors de l'union dynastique des maisons Wittelsbach et Bonaparte. Avec la défaite d'Ulm c'était un pas de plus dans la déchéance du "Saint Empire romain-germanique". 
Après la bataille d'Austerlitz, Napoléon s'y arrête une nouvelle fois dans la journée du 2 janvier 1806.
 
Le nouveau château de Schleissheim

Le vieux château de Schleissheim

Le vieux château de Schleissheim

château de Schleissheim
 
 

 "L'esprit de sa troupe est sa force"

 

 
Au château de Schleissheim, la Lieberstein rappelle le souvenir du régiment de grenadiers de la garde Leib, le "Königlich-Bayerischen Infantrie-Leibregiments" des rois de Bavière a été formé le 16 juillet 1814 à la fin des guerres napoléoniennes jusqu'à la chute des Wittlesbach et la dissolution de l'armée bavaroise qui s'ensuivit. Sa garnison était à Munich.
 
 

L'Autriche et Braunau am Inn

 
Après le déjeuner pris sur le parking du musée, nous repartons en début d'après-midi en direction de l'Autriche mais auparavant nous décidons de faire le plein d'eau du camping-car car l'Autriche n'est pas l'Allemagne, les aires de services sont plus rares et payantes. Nous passons la frontière, un pont sur l'Inn et nous nous arrêtons à Braunau am Inn.
 

Une rue de Braunau am Inn, la maison couleur ocre au centre de la photo est la maison natale d'Adolf Hitler qui est né Autrichien.

Se garer à Braunau am Inn n'était pas une mince affaire, il y avait beaucoup de monde dans la ville, beaucoup de voitures. Après avoir tourné un peu en rond nous avons finalement pu stationner à 10 mn à pieds du centre-ville. Ne pensez pas profiter d'un parking de supermarché (Lidl etc...) puisque la présence de caméras vous gratifie d'une contravention si vous pensez vous garer pour visiter Braunau, même si vous avez fait vos courses dans le magasin.

En tous cas la météo est largement avec nous, il fait chaud, très chaud même.

Braunau am Inn, la porte sud côté ville

 

Napoléon à Braunau am Inn

La Grande Armée et Napoléon devant le pont détruit pas les Russes à Braunau am Inn

Alors que les combats faisaient rage dans les environs de Ulm et d'Elchingen, les Russes du maréchal Koutouzov étaient stationnés en Autriche, à Braunau am Inn.  

"L'armée russe occupait, en octobre 1805, un certain nombre de villes et de villages de l'archiduché d'Autriche. On y voyait arriver chaque jour de nouveaux régiments, dont le séjour pesait lourdement sur le pays et sur ses habitants. Ces forces, toujours croissantes, se concentraient autour de la forteresse de Braunau, quartier général en chef Koutouzow
Tolstoï, Guerre et paix 

Le 25 octobre, Koutozov apprend la reddition des Autrichiens à Ulm,il décide de quitter la ville et de battre en retraite, ce en quoi il excelle. Le prince Murat prend en chasse l'ennemi et se frotte à l'arrière-garde des coalisés.

A l'époque Braunau am Inn est une ville ceinturé d'une enceinte bastionnée, avec pont-levis et fossés plein d'eau. C'est une place forte qui compte 45 canons, des mortiers, des dizaines de milliers de boulets mais heureusement tout a été abandonné sur place, les magasins sont aussi pleins de pains et de farine.

Le 7 brumaire an 14, le maréchal Lannes arrive avec la cavalerie légère au pont de Braunau qui est endommagé,  rapidement il lance deux bateaux et fait débarquer une soixantaine d'hommes sur l'autre rive. Quelques déserteurs Russe sont capturés.
Arrivé en ville, Napoléon établi son quartier général au 34 Stadtplatz, le général Lauritson est nommé gouverneur de la place. Il y reste du 29 au 31 octobre 1805 et après la bataille d'Austerlitz il y séjourne de nouveau.
En 1809, nouvelle guerre contre l'Autriche. Revenant de Strengberg, l'Empereur y dort une nouvelle fois du 30 avril au 1er mai. Les hommes  de la cavalerie et de l'infanterie exténués par la marche et les combats particulièrement meurtriers y sont laissés dans des dépôts créés pour l'occasion.
 
Le 34 Stadtplatz, maison ocre au centre de la photo est l'ancien quartier général de Napoléon Bonaparte

Une plaque rappelant le passage de l'Empereur est apposée sur la façade au premier étage


La nuit au château d'Hartheim

La journée qui a été bien chargée s'achève et nous décidons de nous arrêter dans le parc du château d'Hartheim. L'endroit y est très calme, nous en profitons pour dire bonjour aux biquettes et au bouc (qui se laisse gentiment gratter la tête) ils ne nous embêteront pas du tout la nuit, de toute façon ils sont chez eux.

Derrière le camping-car le château d'Hartheim, et à côté nos amies les chèvres

Le château d'Hartheim

Une plaque apposée sur le château rappellent que des soldats et des civils Russes y sont morts

Monsieur le bouc à la tête sympathique est un petit curieux, il aime les caresses sur la tête.

Le lendemain nous remonterons vers le nord et quitterons l'Autriche. Nous prendrons la direction de Brünn en République Tchèque. Et notre marche sur Vienne ? avec ma femme nous avions visité la capitale autrichienne il y a quelques années, voici l'article : Napoléon et le château de Schönnbrunn

Liens  

 
Sur la route d'Austerlitz partie 3
Sur la route d'Austerlitz partie 6

     

jeudi 23 novembre 2023

Napoléon et le château de Schönnbrunn à Vienne

Dans l'article "sur la route d'Austerlitz 3e partie" nous avons visité les lieux de la bataille d'Elchingen, puis dans la 4e partie nous marchons sur les pas de la Grande Armée en Autriche. Aujourd'hui, nous nous nous rendons au château de Schönnbrunn à Vienne avant de remonter vers le nord en Moravie, Brünn et Austerlitz !

Mon Alstom Pendolino CD 680 "Supercity" de la ligne Prague-Vienne, ici en gare de Vienne où nous venons d'arriver. Rapidement les 5 trains en service ont été retirés du service à cause des nombreuses pannes, nous avons eu de la chance. J'étais largement déçu par ce train, sur cette ligne il n'est pas plus rapide qu'un autre 160 km/h maxi et l'intérieur des rames est une déception.

La visite du château ne s'est pas déroulée à la même période que le road-trip en camping-car "sur la route d'Austerlitz". Quelques années auparavant, (en réalité beaucoup) nous avions visité Vienne en hiver par une température glaciale, -14°C au thermomètre. Le Danube était gelé, un vent assez fort et quasiment sibérien soufflait dans les rues, c'était l'horreur, le ressenti n'existait pas à l'époque mais il devait approcher les -10 000 °C. Nous étions arrivé dans la capitale autrichienne par un train Pendolino que nous avions pris à Brno en République Tchèque. Aussitôt nous avons pris un pass-voyage 2 jours pour le métro/tramway et nous sommes allés directement au château de Schönnbrunn, le bonnet bien enfoncé sur la tête pour les derniers mètres à pieds.

Napoléon (et les autres) à Vienne en 1805

Napoléon Bonaparte et Vienne, une histoire d'amour

Dans "la route d'Austerlitz 4e partie", nous avions suivi Napoléon à Braunau am Inn puis à Strengberg et enfin à Melk. Alors qu'une partie de la Grande Armée (Maréchal Mortier) se frotte aux troupes russes, une autre partie (Murat, Soult, Davout...) marche sur Vienne. Gravement défaits à Ulm, essuyant revers sur revers, les Autrichiens abandonnent la capitale autrichienne "Toute la cour et les grands sont partis de cette capitale". tandis qu'ils prennent la direction de la Moravie pour une ultime confrontation à Austerlitz. Le prince Murat, l'un des premiers arrivés traverse la ville avec sa cavalerie tandis que le gros des troupes arrive avec l'Empereur le 22 brumaire An 14 (13 novembre 1805).

Après la victoire d'Austerlitz l'Empereur y séjourne de nouveau du 12 au 27 décembre 1805, les négociations de paix signées à Presbourg (Bratislava) la veille ne le retienne pas plus que cela à Vienne. Napoléon y revient le 10 mai 1809 pour y rester environ 5 mois qui ont vu la bataille d'Essling (ou Aspern) et Wagram.

Entrée triomphante de la Grande Armée dans Vienne, 13 novembre 1805

Bulletin de la Grande Armée 1805 :   

"L'Empereur s'est établi au palais de Schoenbrunn. Il s'est rendu aujourd'hui à Vienne à deux heures du matin. il a passé le reste de la nuit à visiter les avant-postes sur la rive gauche du Danube, ainsi que les positions et à s'assurer si le service se faisait convenablement. il était rentré à Schoenbrunn à la petite pointe du jour"

Le château de Schönnbrunn

La cour d'honneur du Palais de Schönnbrunn c'est en descendant l'escalier face à nous que Napoléon a failli être assassiné en 1809 par Friedrich Staps, un fils de pasteur. 

Nous avons donc visité le château où les photos étaient interdites, les pièces n'étaient pas vraiment chauffées et il y faisait un froid de canard. Heureusement en cette période ce n'est pas l'afflux de touristes, ce n'est pas Versailles. Vous visitez tranquillement des pièces meublées, vous contemplez de très belles peintures accrochées aux murs, vous lisez des lettres de l'Empereur exposées sous verre, sous le sourire d'une surveillante (malheur aux photographes) qui comprend rapidement que nous sommes français, vu le temps que nous passons à lire ces lettres. Mais c'est incroyable comment il fait froid, nous piétinons des pieds qui deviennent durs comme du béton. Si le soleil est apparu à Austerlitz en 1805, il a du disparaitre à Vienne !

Naturellement, le palais ou château a vu défiler de nombreux personnages de l'Histoire : La fameuse Munichoise Sissi (même si son cas ne m'intéresse pas du tout), l'Aiglon le fils de Napoléon y a grandit, l'Impératrice Marie-Louise etc..  

Après la visite des intérieurs nous décidons  de visiter les extérieurs, marcher va sans doute nous réchauffer même si le souffle est court. 

Comme le château de Slavkov u Brna, les enduits du château sont de couleur ocre, appelé "jaune Marie-Thérèse", depuis le milieu du XIXe siècle. Quelle couleur avait il auparavant ?

Les arrières du château avec son escalier

Le parc et droit devant la fontaine de Neptune érigée en 1777 et encore plus loin sur les hauteurs, la gloriette
 
Gloriette datant de 1775 c'est un arc de triomphe avec deux arcades ouvertes. Construit pour célébrer la victoire des Autrichiens sur les Prussiens lors de la bataille de Kolin en République Tchèque (1756)

La photo prise depuis la Gloriette offre un bon point de vue sur la résidence impériale d'été des Habsbourg mais aussi sur Vienne

Vue sur les jardins à la française dessinés par Jean Tréhet. Au fond à droite nous voyons la cathédrale. Ce n'est pas de la pollution c'est juste une brume polaire

Le château de Schönnbrunn veut dire le château "belle fontaine"

Il est temps de partir de nous mettre au chaud devant un bon repas. Dans le centre-ville, nous connaissons un restaurant hongrois qui nous sert un excellent goulash avec un petit pain au maïs et un alcool fort en guise de bouquet final, Ilona Stürbel, Bräunerstrasse 2.

Liens

 

   

mercredi 15 novembre 2023

La maison natale de Joachim Murat

Il fait un grand soleil lorsque nous prenons la direction du sud, le département du Lot et plus précisément le village de Labastide-Murat. L'objectif du voyage est de voir la maison natale d'un des grands personnages de l'Histoire de France, Joachim Murat.


Auparavant Labastide-Fortunière la commune a changé de nom en 1852 pour devenir Labastide-Murat en hommage au maréchal d'Empire et roi de Naples.  La maison natale de l'illustre personnage, qui mériterait un film tant son histoire est romanesque, est devenue un musée, fermé pour remise aux normes lors de notre visite.

Au niveau de l'église, un panneau indique la maison des Murat. Tournez immédiatement à gauche et au fond de la rue il y a un parking idéal pour un camping-car. Il est situé juste derrière la maison de Murat.

Stationnement : Se garer n'est pas un problème, tant que ce n'est pas un jour de marché. Nous nous sommes garés à côté de l'église où les places de parking ne manquent pas. 

Joachim Murat avec l'uniforme de sous-lieutenant du 12e régiment de chasseurs en 1792

L'objet n'est pas de faire une biographie de Murat (1767-1815) mais il est utile de rappeler qu'il a été maréchal d'Empire, Grand amiral de l'Empire, duc de Berg, roi de Naples ce qui n'est pas mal pour un fils d'aubergiste né dans un modeste village. Ce fut des récompenses légitimes obtenues grâce à sa fougue et son courage face à la mort. Une question me taraude toutefois l'esprit, avait-il l'accent occitan ? 

Naturellement vu l'envergure extraordinaire de Joachim Murat plusieurs ouvrages ont été édités. Je conseille "Murat" de Jean Tulard chez Fayard ainsi que le hors série n°27 du magazine Napoléon 1er et "Murat la solitude du cavalier" de Vincent Haegele aux éditions Perrin.   

La maison natale de Joachim Murat

L'auberge, relais de poste des Murat était située sur la route Cahors-Paris, à proximité d'une église du XIVe siècle. L'auberge était idéalement située puisque les pèlerins du chemin de Saint Jacques de Compostelle pouvaient s'y reposer et manger voir changer de cheval.

Nous descendons la rue Joachim Murat et nous voyons la maison du héros français. L'église sainte Catherine qui date de 1873 a été érigée sur l'emplacement de l'ancienne du XIVe siècle, de nombreux Murat y sont inhumés.

 
La maison natale de Murat était une auberge et relais de poste sous la monarchie de Louis XVI

Une plaque identifie la maison natale du beau-frère de Napoléon

Devenu un musée celui-ci était fermé pour cause de mise aux normes

La maison des illustres est située au 11 rue Joachim Murat à Labastide-Murat

Les arrières de la maison natale de Murat

Jeanne Loubières, mère de Joachim Murat

La mère de Joachim, Jeanne Loubières (1722-1806) était née comme ses fils et son mari à Labastide-fortunière. Elle y est décédée à l'âge respectable de 83 ans. Avec son mari, Pierre Murat Jordy (1721-1799) elle tenait l'auberge relais de poste du village.

La famille achète une cure située à proximité de l'auberge, c'est dans ce bâtiment que la mère de Murat meurt en 1806. La cure est devenu depuis la presbytère du village.

Jeanne Murat née Loubières

L'actuel presbytère où est décédé la mère de Joachim Murat

Une plaque apposée à l'entrée du presbytère rappelle la présence de la mère de Murat

L'église sainte Catherine où est inhumée la mère de Joachim Murat

Dans la crypte de l'église sainte Catherine sont ensevelis :

Jeanne Murat née Loubières, mère de Joachim Murat
Comte André Murat (1760-1841), frère ainé de Joachim
Comtesse Marie Françoise Besse ( 1777-1866), femme de André
Duchesse de Corigliano Clotilde Murat  (1795-1831), la fille du couple
Comte Pierre-Gäetan Murat  (1798-1847), le fils du couple
Comtesse Marie-Pauline de Ménéval (1810-1889), femme de Pierre-Gäetan
Ainsi que d'autres Murat, nés après l'Empire
 
A la sortie du village sur la D677 en direction de Cahors, vous pouvez apercevoir le château de Labastide-Murat, érigé par Joachim Murat et terminé en 1815, le roi de Naples n'a pas eu le temps de l'habiter. C'est son frère, le comte d'Empire André Murat qui l'habita jusqu'à sa mort. 
 
Le château de Labastide-Murat, ici une carte postale, est une propriété privée